• Une preuve de plus

    Une activité physique modérée et régulière réduit le risque d’accident des personnes âgées vulnérables

    Mêmes les personnes âgées ayant un risque de handicap important, défini par un score de fragilité inférieur à neuf sur l’échelle SPPB qui compte 12 barreaux, une activité physique régulière et encadré améliore la mobilité sans augmenter le risque d’accident. C’est ce que montre l’étude multicentrique LIFE (Lifestyle interventions and independance for Elders), au cours de laquelle ont été suivis plus de 1 600 patients pendant plus de deux ans et demi, et dont les résultats sont parus mercredi sur le site du « JAMA », signés par Marco Pahor de l’université de Floride à Gainesville et ses collègues.

    Aérobic, marche à pied, assouplissements

    En dépit de leur fragilité, tous les patients de l’étude étaient capables à l’inclusion de marcher pendant 400 m sans aide. Alors que 818 de ces personnes âgées pratiquaient une activité physique deux fois par semaine dans un centre spécialisé et trois à quatre fois par semaine chez eux, les 817 autres participaient à un programme d’éducation thérapeutique comprenant des ateliers sur la santé des seniors et des exercices d’étirement des membres supérieurs. Les activités physiques comprenaient de l’aérobic et des exercices pour renforcer l’endurance et la souplesse.

    Plus de mobilité, mais pas moins d’hospitalisations

    Au bout de deux ans et demi, 30 % des membres du groupe pratiquant une activité physique n’étaient plus capables de parcourir 400 m à pied sans aide et en moins de 15 minutes contre 35,55 % du groupe contrôle, soit une différence statistiquement significative. Sur le plus long terme, 19,8 % des patients du groupe contrôle échouaient à ce test de façon permanente, contre 14,7 % des patients du groupe activité physique. En revanche, il n’y avait pas de différence significative en ce qui concerne le risque d’événements nécessitant une hospitalisation dans les deux groupes. Ces derniers survenaient chez un peu moins de la moitié des participants. « Un programme d’activité modéré semble présenter un intérêt pour réduire le risque de handicap chez les patients âgés vulnérables », concluent les auteurs.

    Damien Coulomb


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