• Etude scientifique sur le LIPOMASSAGE

    Lipodystrophie : Plusieurs origines, une solution

    visuel-article-enewletter18-kine

    Qu’est-ce que la lipodystrophie ? 
    Selon la définition du VIDAL, la lipodystrophie est une anomalie du métabolisme et de la répartition des graisses dans le corps.

    On signale deux formes de lipodystrophie :
    - Les lipohypertrophies (amas graisseux formant des « boules » sous la peau)
    - Les lipoatrophies (déformation en forme de creux).

    Une lipodystrophie peut survenir suite à l’utilisation de certains traitements médicamenteux : traitement du V.I.H., traitement du diabète et traitement de la sclérose en plaques (S.E.P.).

     Cas du traitement V.I.H. :
    Le syndrome de lipodystrophie a été décrit la première fois il y a dix ans comme complication des trithérapies antirétrovirales. Sa prévalence est de 20 à 50 % chez les personnes exposées à ces trithérapies mais son incidence tend à diminuer avec l’arrivée sur le marché de nouvelles molécules. La modification de répartition des graisses concerne en particulier le visage, les membres, les fesses (lipoatrophies) mais aussi le ventre, la nuque et le cou (lipohypertrophies). La lipodystrophie est un facteur important d’interruption du traitement (Calmy 2008). Malheureusement, lorsque les lipodystrophies sont installées chez une personne, il est très difficile de les faire régresser : le recours à l’activité physique, à une alimentation équilibrée et l’arrêt des traitements en cause permettent des améliorations, mais celles-ci peuvent demeurer minimes. Le recours à la chirurgie esthétique est envisageable pour les cas les plus sévères (Calmy 2008).

    Cas du traitement du diabète :
    La lipodystrophie représente une des complications cutanées liées à l’insulinothérapie.
    Chez les patients diabétiques, les lipohypertrophies sont principalement causées par l’effet anabolique de l’insuline favorisant la synthèse lipidique et protéique alors que les lipoatrophies sont considérées comme une réaction allergique locale beaucoup plus rare. Une lipohypertrophie diabétique ressemble à une cellulite hypertrophique (Radermecher 2007).
    Près des deux tiers (64 %) des consommateurs d’insuline développent une lipohypertrophie aux endroits d’injections répétées (Blanco 2013). Par ailleurs, l’injection d’insuline dans les zones présentant des lipodystrophies peut causer des variations et des perturbations dans l’absorption de l’insuline, provoquant des troubles au niveau des glycémies, ce qui conduit à un déséquilibre du diabète. La gêne est donc à la fois esthétique et fonctionnelle (douleur, diminution de l’efficacité du traitement par insuline, hématomes, œdèmes).

    Cas du traitement de la S.E.P. :
    Les lipodystrophies sont également décrites comme effet secondaire d’injections quotidiennes d’acétate de glatiramere, un traitement de la sclérose en plaques. Elles concernent entre 45 et 64 % des patients. Il n’existe pas de consensus pour le traitement de cette réaction cutanée qui est un point de discussion fréquent entre neurologues et dermatologues (Lebrun 2011). Parallèlement, d’autres effets secondaires tels que la douleur, l’inflammation et des indurations au niveau des sites d’injection peuvent apparaitre chez 20 à 60 % des patients. Des efforts sont réalisés par le laboratoire TEVA – leader mondial des médicaments génériques et un des fabricants de la molécule – pour diminuer la fréquence des injections hebdomadaires de 7 fois/semaine à 3 fois/semaine.

    Conséquences
    Au delà de l’aspect esthétique (d’importance forte dans la société actuelle), les lipodystrophies peuvent avoir des conséquences thérapeutiques, psychologiques, affectives et sociales majeures puisqu’une personne qui ne supporte pas les transformations de son corps peut perdre son estime d’elle-même.

    visuel-article-enewletter18-2-kine

    La solution
    La technique Endermothérapie possède de nombreux atouts pour occuper une place de choix dans la prise en charge de ces effets secondaires. Deux de ses fondements ne sont-ils pas l’amélioration du tissu adipeux et l’action défibrosante ? Cette technique s’est forgée une réputation sans faille dans le traitement de la graisse localisée et de la fibrose. Lorsqu’une intervention chirurgicale de lipoaspiration n’est pas praticable sur un patient V.I.H. (impossibilité de faire une anesthésie générale) ou non souhaitée, Endermothérapie peut être indiquée. De même, pour les patients diabétiques et les patients S.E.P. qui développent des lipodystrophies dans tous les sites d’injections (cuisses, abdomen, flancs, fesses, bras). Cette prise en charge paraclinique est destinée à améliorer la qualité de vie de ces différents types de patients en diminuant la gêne provoquée.

    La preuve : FOCUS sur les patients S.E.P.
    L’efficacité de la technique Endermothérapie dans le traitement des lipodystrophies consécutives à l’injection d’acétate de glatiramère, a été décrite dans de nombreux articles scientifiques ou congres médicaux (Cf références bibliographiques). Le dernier article en date représente la plus large expérience disponible  démontrant les bénéfices de la technique Endermothérapie (12 séances) dans la réduction/disparition des indurations et dans l’amélioration des lipodystrophies chez des patients recevant un traitement S.E.P. sur le long terme.

    L’évaluation concerne 70 patients S.E.P. (âge moyen 42,7 ans ; 95,7 % de femmes ; durée moyenne de la S.E.P. 9,2 ans ; durée moyenne du traitement avec A.G. 46,7 mois). 50 patients montraient des indurations et 58 patients une lipodystrophie.

    Après 12 séances :
    - 30 patients sur 50 ne présentent plus d’indurations (diminution significative de 42,8 %) ;
    - Le nombre de ces indurations et le nombre de zone de lipodystrophie diminuent de manière significative (-13,5 % et -10 % respectivement) ;
    - L’amélioration esthétique observée sur les photographies est sans équivoque (cf ci-dessous) ;
    - 98 % des patients sont satisfaits voire très satisfaits du traitement et le considèrent comme très utile ;
    - 60 % des patients montrent une meilleure tolérance au produit.

    Même si les mécanismes impliqués dans les améliorations observées ne sont pas complètement élucidés, une restructuration du tissu cutané et sous-cutané est fortement évoquée.

    Pour plus d’info : site COSIRE

    Conclusion : La technique Endermothérapie démontre son efficacité dans le traitement de cette complication chez les patients atteints de S.E.P. Les patients V.I.H. et diabétiques confrontés à ce problème peuvent également bénéficier de cette prise en charge.

    visuel-article-enewletter18-3-kine 

    Références bibliographiques
    Dix ans de lipodystrophie (1998-2008) : un syndrome encore méconnu. CALMY A, HIRSCHEL B, TOUTOUS-TRELLU L, BERNASCONI E, MEIER CA. La Revue Médicale Suisse 2008, vol. 4, no184, pp. 2755-2757.
    Prevalence and risk factors of lipohypertrophy in insulin- injecting patients with diabetes. BLANCO M, HERNÁNDEZ MT, STRAUSS KW, AMAYA M. Diabetes Metab. 2013 Oct;39 (5):445-53.
    Pompe externe à perfusion continue d’insuline et lipodystrophies. RADERMECKER R. INFUSYSTEMES France Vol.24 No.2 2007, p13-16.
    Lobular panniculitis at the site of glatiramer acetate injections for the treatment of relapsing-remitting multiple sclerosis. A report of two cases. Ball NJ, Cowan BJ, Moore GR, Hashimoto SA. J Cutan Pathol. 2008 Apr;35(4):407-10.
    Prevalence and risk factors of lipohypertrophy in insulin- injecting patients with diabetes. Blanco M, Hernández MT, Strauss KW, Amaya M.  Diabetes Metab. 2013 Oct;39 (5):445-53.
    Benefit of endermology on indurations and panniculitis/lipoatrophy during relapsing-remitting multiple sclerosis long-term treatment with glatiramer acetate. MARQUEZ-REBOLLO C, VERGARA-CARRASCO L, DIAZ-NAVARRO R, RUBIO-FERNANDEZ D, FRANCOLI-MARTINEZ P, SANCHEZ-DE LA ROSA R. Advances in Therapy. 2014 Aug;31(8):904-14.
    Contribution of endermology to improving indurations and panniculitis/lipoatrophy at glatiramer acetate injection site. RUBIO FERNÁNDEZ D, RODRÍGUEZ DEL CANTO C, MARCOS GALÁN V, FALCÓN N, EDREIRA H, SEVANE FERNÁNDEZ L, FRANCOLI MARTÍNEZ P, SÁNCHEZ-DE LA ROSA R. Advances in Therapy 2012 Mar; 29(3):267-75.
    Effet de l’Endermologie sur reactions cutanées secondaires à des injections au long court. MELUZINOVA E., MATOUSKOVA I., TEVA Pharmaceutics; Prague, Czech Republic. Internal report 2012.
    Endermology: A treatment for injection-induced lipoatrophy in multiple sclerosis patients treated with sub cutaneous glatiramer acetate. LEBRUN C, MONDOT L, BERTAGNA M, CALLEJA A, COHEN M. Clin Neurol Neurosurg. 2011 Nov;113(9):721-4.
    Cutaneous Side-effects of Immunomodulators in Multiple Sclerosis. LEBRUN C, BERTAGNA M, COHEN M. International Multiple Sclerosis Journal 2011 Sep;17(3):88-94.
    Traitement des lipodystrophies induites par l’acétate de Glatiramère, Etude COPALIP. LEBRUN C, MONDOT L., BERTAGNA M, CALLEJA A., THOMAS P., COHEN M. Journée de Neurologie en Langue Française; Lyon Avril 2010.
    La loi de l’endermologie maximum. LEBRUN-FRENAY C. La lettre du neurologue, supplément ; Mai 2010, p3-4.

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :